« Le succès, c’est aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme » – Entretien avec Ywan Penvern

Ywan Penvern est un homme de challenge. Après avoir créé puis revendu son entreprise avec trois amis (entreprise qui avait pour but de créer un portefeuille de marques éducatives ou préventives), il se lance aujourd’hui dans un nouveau projet de création d’entreprise. Il est venu nous présenter son parcours et sa vision de l’entrepreneuriat. Son discours positif nous a tous enthousiasmés et il a su faire vibrer notre âme d’entrepreneur. Un grand merci !

Avant de vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale, vous avez gagné plusieurs fois le prix spécial du jury lors de concours étudiants. Ces challenges relevés ont-ils été l’élément déclencheur de votre aventure entrepreneuriale ? 

Tout part en effet de ces concours, car notre création d’entreprise était avant tout une aventure amicale. Je me suis impliqué dans ces concours avec des amis, et me suis retrouvé en si belle compagnie que je n’avais pas envie d’arrêter là l’aventure… Progressivement, l’aventure amicale est devenue entrepreneuriale.

Comment avez-vous vécu la période de lancement de votre entreprise ? Etait-ce une période dynamisante ou une période de doutes ? 

La première et la deuxième année étaient une succession ininterrompue de périodes d’euphorie et de périodes de doutes. Cependant, lorsqu’il s’agit de sa propre entreprise, on s’attribue totalement les bons moments. Contrairement au salarié qui est un maillon dans une chaîne de responsabilité, qui n’est donc pas responsable à 100% des résultats, dans sa propre entreprise on est pleinement responsable des réussites : c’est grisant.

Qu’est-ce qui vous a permis de ne pas baisser les bras dans les périodes de doutes ?

Ce qui a fait qu’on a surmonté les périodes de doutes, là encore, c’est l’équipe. C’est un des avantages de l’aventure entrepreneuriale à quatre. Systématiquement, le moral des uns remontait celui des autres. Il y avait toujours des réserves d’optimisme. On se répétait souvent cette phrase à l’époque : « Le succès, c’est aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. » (W. Churchill). Tant qu’on ne perd pas la foi dans son projet ou dans son équipe, on finit toujours par aboutir à quelque chose de positif.

Par rapport à votre idée de départ, votre entreprise a évoluée pour s’orienter vers le conseil en entreprise dans le développement durable. En quoi est-ce essentiel de s’adapter ? Comment rebondir dans un champ différent de celui initialement prévu?

Tout d’abord, la nécessité ou l’opportunité de changer dans les entreprises est une question de survie. Le changement s’effectue en général pour des raisons de rentabilité financière, de réalisme commercial et/ou à la demande de clients. Dans notre cas, nous n’avons pas eu l’impression de changer véritablement car notre ambition initiale était de rendre la prévention santé divertissante, et nous sommes justement rentrés dans le développement durable par la prévention du sida. L’engagement initial de l’entreprise était donc conservé. Ensuite nous nous sommes effectivement engagés sur des terrains que nous ne connaissions pas, mais nous nous sommes formés « sur le tas » avec la même envie d’allier l’exigence de pédagogie à des sujets complexes d’intérêt général. Par conséquent,  nous considérons que nous avons « changé sans changer ».

Aujourd’hui, vous créez une nouvelle entreprise. En quoi votre première expérience d’entrepreneuriat vous aide-t-elle dans cette seconde aventure ? 

Les gains sont multiples. Tout d’abord, j’ai hérité d’un certain optimisme de la première expérience entrepreneuriale, car celle-ci s’est bien finie (elle s’est terminée par la vente de la société). Cette première réussite nourrit aujourd’hui mon optimisme sur mon projet. Ensuite, j’ai acquis des compétences qui vont me servir en termes de recrutement, de management des équipes, de gestion de projet web… Cette première expérience m’a également permis de gagner en crédibilité auprès des investisseurs. Ainsi, je retiens les bénéfices faits en termes de confiance, de management de la nouvelle organisation et de capacité d’accélération du projet. Avoir vécu l’entrepreneuriat une première fois permet aussi de faire moins d’erreurs. C’est ce que je me souhaite en tout cas.

Retour sur expérience : quels sont les moteurs qui vous ont fait prendre une décision plutôt qu’une autre, qui vous ont fait choisir une voie plutôt qu’une autre ?

Le premier de mes drivers serait le plaisir de travailler avec les bonnes personnes, qui sont mes amis. C’est donc le plaisir de la convivialité et de la confiance maximale au travail. Je n’ai pas été salarié très longtemps mais je pense que je n’aurais pas trouvé ce niveau de convivialité avec des collègues. J’étais certain que j’allais rire au moins une fois dans la journée en allant au travail : c’est très motivant. Ensuite, mon deuxième driver serait le challenge intellectuel. Dans notre entreprise, la stimulation intellectuelle était permanente : chaque semaine, nous devions défricher de nouveaux sujets. J’avais l’impression de progresser du fait des obstacles dressés devant nous : les obstacles de la création d’entreprise sont extrêmement stimulants ! Ainsi, mes deux drivers ont été le challenge intellectuel et le confort de la relation amicale.

Vous avez un discours très optimiste qui donne envie de créer son entreprise. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent se lancer dans l’aventure entrepreneuriale ?

Une bonne idée d’entreprise résulte d’une insatisfaction voire d’une indignation devant l’offre actuelle. Il faut donc être à l’écoute de vos frustrations : dès que vous sentez que certains contenus qui vous intéressent sont mal traités ou qu’ils peuvent être perfectibles, ce sont des opportunités de création d’entreprise. Si j’étais étudiant issu de formation littéraire comme vous, j’essaierais de croiser au maximum mon exigence de contenu et ma familiarité avec les nouvelles technologies et l’Internet. La mission de rendre un contenu plus attractif vous appartient ! La newsletter Artips me semble être un bon exemple de ce que les profils littéraires peuvent apporter. Je suis persuadé qu’il y a plein d’opportunités de création d’entreprises aujourd’hui pour des profils comme les vôtres.

Par Caroline Ailleret

« Success is being able to move from failure to failure without loosing one’s enthusiasm. » 

We were lucky enough to meet Ywan Penvern during one of our classes. He is an entrepreneur who has a very optimistic vision of work. He launched his first company with three friends, and after having sold it, is now reliving the entrepreneurial experience by creating a new start-up. His drivers in life are intellectual challenge and friendship. He told us that we have, as literary students, a key role in offering high-quality content in a creative way. A very encouraging message indeed !

Crédit photo : wandering.tv

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