KissKissBankBank

C’est en 2009 qu’Adrien Aumont, Ombline Le Lasseur et Vincent Ricordeau fondent leur site internet de crowdfunding. Au départ destiné aux musiciens en mal d’argent cherchant à se produire, le site s’étend en mars 2010 à tous les domaines créatifs ; et la plateforme KissKissBankBank fut.

ELISE

Crowdfunding: what is it exactly?!

Traduit en français par finance participative, c’est en fait un appel aux internautes pour lever les fonds nécessaires à la création d’un projet. Chacun apporte la contribution qu’il souhaite selon un échelonnement de financement proposé par le site (pour KissKissBankBank, les dons peuvent aller de 1 à 1000 €). Parmi les différents types de financement, on trouve le financement d’entreprise, le microcrédit solidaire, les systèmes de donation et la production communautaire. C’est sur ce dernier modèle que fonctionne KissKissBankBank.

Is this a totally new thing?!

L’existence du crowdfunding existe depuis bien plus longtemps qu’on ne l’imagine. En effet, comme le précise Adrien Aumont, c’est grâce à ce principe que la statue de la liberté a pu voir le jour. En France, la campagne de promotion pour le financement de la statue débuta à l’automne 1875 et, dès la fin de l’année, les fonds rassemblés s’élevaient déjà à 400 000 francs. Et cette somme fut atteinte grâce aux dons de milliers de particuliers notamment.

So, what now?! 

Ce qui a radicalement changé, c’est la manière d’organiser le crowdfunding. Aujourd’hui, avec l’expansion et la démocratisation du net, il n’y a plus d’obligation à passer par des outils de communication coûteux et la promotion d’un projet s’en trouve incroyablement facilitée. Car les mécènes intéressés peuvent prendre connaissance du projet par l’intermédiaire des réseaux sociaux, relais nécessaires et très efficaces au crowdfunding. Les sites web tels que KissKissBankBank et Kickstarter, son grand-frère américain, permettent une approche simplifiée à l’organisation de lever de fonds.

How does it work exactly?!

Les initiateurs de projets peuvent être réalisateurs, journalistes, musiciens, designers, artistes, explorateurs ou même agriculteurs… Peu importe, l’essentiel est d’être créatif et innovant et de présenter son projet de la manière la plus attractive possible (contenu texte, image et une part belle faite aux vidéos dont le partage peut rapidement être viral).

KissKissBankBank fonctionne selon le modèle du « tout ou rien » : si le projet n’obtient pas le financement souhaité à la fin du temps imparti, les contributeurs sont remboursés. En revanche, si l’objectif est atteint, les fonds sont reversés aux initiateurs du projet et les mécènes peuvent recevoir une contrepartie matérielle (mention du nom dans un film, dans un livre, sur un site, etc.) en fonction de la hauteur de leur financement. Il n’y a en revanche aucune contrepartie financière et les auteurs conservent l’intégralité de leurs droits sur leur projet.

PROs and CONs?!

Si la promotion et la transparence sur l’utilisation du budget exigé sont suffisamment bien conçues, une plateforme comme KissKissBankBank semble être une bonne option a envisagée : jusqu’ici le site a reçu 1500 projets dont 800 ont abouti. Cela représente un soutien total de 3 millions d’euros depuis sa création. De plus, le désintéressement financier des mécènes s’inscrit dans une logique participative. Ce mouvement semble ainsi promouvoir une grande liberté, tant pour les artistes que pour le public, en terme de création et de ce que l’on a envie de voir émerger dans la culture.

ELISE

Cependant, cela ne doit pas faire oublier les questionnements qui subsistent quant au fonctionnement du crowdfunding. Puisque cette pratique est en train de se développer très rapidement en France, il est légitime de s’interroger sur son devenir. Actuellement, ce sont les fondateurs de KissKissBankBank qui choisissent eux-mêmes de sélectionner ou non un projet. Cela empêche-t-il certains artistes de financer des projets qui auraient pu plaire au public ? Sans ce filtre, tout et n’importe quoi pourrait-il être financer ? Organiser vos vacances grâce à des mécènes : idée géniale ou parfaitement absurde ? Enfin, si KKBB touche une commission de 5% sur chaque projet abouti, il semble bien évident que cette entreprise de 12 personnes doit engranger de l’argent par d’autres moyens. Mais les renseignements sur le business model utilisé restent difficilement accessibles à ce jour. Compte-tenu des problèmes récents que rencontre My Major Company par exemple, reste donc à savoir si le modèle de KKBB sera pérenne et s’il est à même d’être transposable à d’autres plateformes de crowdfunding.

« KissKissBankBank: let’s fund creativity together! » The model is an innovative attempt to change the way the music industry finances itself. The question it raises is how we provide seed funding for young/new artists at a time when the majors are struggling to convince people that content is worth paying for. Whether or not this new approach will prove sustainable in the long run remains to be seen. For now it’s a fascinating challenge to major label financing and offers the potential for long-tail content (passionate, but distributed and more niche interest) to fund itself.

Par Elise Labernède
Source des images:  www.kisskissbankbank.com
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