Kiss me Dali!

Leila Dali
Je viens de rentrer dans une coquille d’œuf. Une sorte de dôme blanc où la première chose que je vois est une photographie d’homme nu en position fœtale. Étrange antichambre. J’avance encore vers une deuxième salle, beaucoup plus grande : ça y est, j’y suis. Après plus d’une heure d’attente dans le froid à admirer les décorations du centre Pompidou (vraiment fascinants ces tuyaux qui laissent croire que, d’une seconde à l’autre, Mario Bros pourrait surgir), à déambuler dans les multiples escalators et couloirs (changement de niveau, je dois me rapprocher de Bowser), j’y suis enfin.

Présentation rapide : « Salvador Felipe Jacinto Dalí i Domènech, premier marquis de Dalí y de Púbol, dit Salvador Dalí, né à Figueras le 11 mai 1904 et mort dans la même ville le 23 janvier 1989, est un peintre, sculpteur, graveur, scénariste et écrivain catalan de nationalité espagnole. Il est considéré comme l’un des principaux représentants du surréalisme et comme l’un des plus célèbres peintres du XXe siècle. » (Merci Wiki.)

Bon, disons-le franchement, Dali, c’est un génie, un artiste touche-à-tout intergénérationnel.

À travers un parcours chrono-thématique, on suit l’évolution d’un homme qui n’a eu de cesse de renouveler ses influences, ses thèmes aussi bien que ses supports. Dali était bien sûr un peintre, mais aussi un sculpteur, un dessinateur, un précurseur en organisation d’happenings (prestations uniques où il tentait de retranscrire la fantasmagorie de son univers visuel en réel, ou comment faire éclore des fourmis d’un œuf) et il a également collaboré à la création d’œuvres cinématographiques (âmes sensibles s’abstenir : sa collaboration avec Buñuel sur Le chien andalou a de quoi vous choquer). Au fil des rencontres qu’il fait (sa muse Gala dont il fera une Madone métaphysique, son appartenance à la Residencia puis au surréalisme) et des évènements historiques (la guerre civile, l’avènement d’Hitler), son art se transforme. Il représente la vie, son mouvement incessant, sa beauté et ses dangers, témoin privilégié d’une société chamboulée.

L’organisation de l’exposition est efficace : chaque section se concentre sur une facette. On apprécie alors le travail minutieux de recomposition : plus de 150 œuvres sont présentes, transférées des quatre coins du monde. Plus qu’une simple juxtaposition d’œuvres, une réelle interactivité est recherchée : mini-salle de cinéma pour regarder les émissions que FR2 lui a consacré, écrans parsemés à l’intérieur montrant ses happenings ou permettant d’admirer les courts-métrages auxquels il a participé, le visiteur est libre de se créer son propre parcours. Une mise en scène moderne.

À visiter sans hésiter donc, ne serait ce que pour une seule raison : admirer le dispositif Mae West et se transformer en bisou !

Here is the incredible story of how a simple visit to a museum (whose architecture gives it the feel of a Super Mario Brothers video game!) turned out to be a real adventure into the world of one of the 20th century’s most significant artists. More than a visual delight, Dali’s work is proof of how art, life and history can intertwine. The exhibition also calls into question a modern take on art exhibition with its use of new technological devices.

Par Leïla Hireche
Source de l’image : Leïla Hireche

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