Hopper by night

Gas, Edward Hopper
Pour les derniers jours de l’exposition Edward Hopper, célèbre peintre du 20ème siècle, le Grand Palais a marqué le coup en ouvrant ses portes soixante-deux heures sans interruption. C’était l’occasion ou jamais de passer la nuit au musée…

Une fois à l’intérieur, on est partagé entre l’envie de ressortir et celle de rester. C’est ça l’effet Hopper : être constamment assis entre deux chaises, ou à cheval entre deux émotions – envie d’ailleurs et espoir qu’il se passe quelque chose.

Avec les autres visiteurs, on se précipite à toute vitesse pour tout voir. Et tout doucement, la force poétique des tableaux impose un rythme plus aérien, celui de la solitude et de l’attente (beaucoup plus transcendante ici, que sous la pluie à l’extérieur). Les maisons et les personnages ont l’air vivant. D’abord intrigué, on plonge peu à peu à l’intérieur de cet univers, quitte à en oublier la réalité et la foule.

Cette expo est une véritable aventure, avec quelques coups de cœur pour la gravure « Two Pigeons » et le tableau « Gas » qui reflètent bien ce paradoxe de la solitude de l’être au milieu de la nature. Dans une société où tout fonctionne à toute vitesse, les œuvres de Hopper imposent une profonde réflexion sur soi et sur ce qui nous entoure. Au petit matin, on en ressort plus léger, comme si la nuit nous avait appris à ralentir et à apprécier les petits détails du quotidien.

Au total l’exposition a attiré 783 963 visiteurs en 5 mois, dont 47 643 lors des trois derniers jours. Pari réussi pour le Grand Palais qui semble bien parti pour lancer cette tendance parisienne de la nuit au musée.

For the last days of the Hopper exhibition, le Grand Palais stayed open for 62 hours straight, giving the lucky few the opportunity to spend the night at the museum. Once inside, I was divided between the desire to find a way out or to stay. That’s the Hopper effect, being trapped between two sets of emotions. The strength of the pantings was in their poetic aura. The houses and the characters created a gloomy and vivid atmosphère. The two must-see pantings were « Two pigeons » and « Gas » which reflected perfectly the contrast between the individual and nature. In short, this exhibition invited people to slow down and to appreciate the simple things. I found this a welcome reflection for a society in which speed is the going currency. If there is something that should not slow down, it’s probably the opening of museums at night. With 783 963 visitors in the last five months, including 47 643 in the last three days, it seems like le Grand Palais is positioned to create a new Parisian trend.

Par Charles DengPheng
Source de l’image : Edwardhopper.net

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